L’urgence de ralentir.

Un excellent documentaire qui explique bien les dérives du fonctionnement actuel de l’économie et des sociétés humaines en général.
Des contradictions entre l’intérêt collectif et l’intérêt individuel, entre le court terme et le long terme, mènent à des aberrations dans la gestion des ressources, dans la préservation de l’habitat, dans le rapport à l’autre.
On ne semble prendre aucun recul sur la situation, sur les nombreux problèmes interconnectés que posent la contrainte de croissance du PIB et l’arbitrage des décisions par des critères de rentabilité financière.

Les conséquences sur le travail, l’environnement, sont à l’origine des injustices et des actes irresponsables qu’on peut observer aujourd’hui.
Le niveau de conscience morale de notre espèce, du moins en ce qui concerne la gestion politique globale, pour la prise de décisions cruciales, est de loin insuffisant en comparaison au niveau technique très avancé qu’on a atteint et qui nous donne une influence considérable sur notre environnement.
Autrement dit, on a atteint une capacité d’action gigantesque sur la planète, mais les actions sont guidées par de très mauvais choix, non démocratiques, sur une vision à court terme de maximisation des profits et qui vont à l’opposé de l’intérêt collectif et d’une survie durable, pérenne et paisible du groupe « humain » dans son ensemble, ainsi que la biodiversité qu’il côtoie.

Les 25 premières minutes présentent cette folie, à travers la finance notamment.

Je reviendrai prochainement dans un article sur ce drame de notre époque, qu’on sous estime à mon sens. Mais avant de faire un état des lieux difficile à entendre, et qui pourra paraître pessimiste ou alarmiste, je veux privilégier l’optimisme. C’est ça la grande force de ce documentaire. Quand la plupart des docus Arte font 1h25 de constats affligeants et déprimants et tentent de sauver le coup avec un dernier quart d’heure qui montre des possibles solutions aux problèmes posés, celui ci est avant tout un condensé d’initiatives positives. Elles occupent la majeur partie du film et si besoin, ça peut vous réconcilier avec l’humanité.
Je pense que la plupart des individus ont ce fond généreux et modeste qui permettrait à l’humanité de vivre sans se rendre responsable de la destruction de son habitat, de l’asservissement de ses semblables, et d’une extinction massive des espèces des plus spectaculaire qu’a connu la vie sur Terre, (et oui, excusez du peu…)

 

Dans les solutions présentées, on est le plus souvent au niveau local, parfois avec des groupes minoritaires mais pas toujours, et c’est ça qui me parait très fort. C’est que le plus souvent les gens adhèrent, sont en demande de ce genre d’alternative, pour rompre avec ce qu’ils avaient avant et qui ne les satisfait plus.

Les idées sont multiples, on revient à un rapport sain à l’autre, au travail, au temps, à la consommation, à la vie…

C’est de l’espoir en vidéo, ça change, c’est cool.
Il est grand temps de parler de décroissance, de réinventer le travail, l’argent, de se réapproprier la richesse et la gestion de nos habitat à l’échelle locale et planétaire. C’est pas les idées qui manquent et il y a urgence de les appliquer et donc de ne plus se laisser tromper et diriger par une élite qui trace la route d’un cataclysme.

Bon visionnage.

PS : le réseau colibris 67 lance « le stück ! » une monnaie locale strasbourgeoise.

infos ici : http://www.lestuck.eu/

3 réflexions au sujet de « L’urgence de ralentir. »

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